Bienvenue sur la couche physique!
La couche physique du modèle OSI se trouve au bas de la pile. Elle fait partie de la couche accès réseau du modèle TCP/IP. Sans la couche physique, vous n’auriez pas de réseau. Ce module explique en détail les trois façons de se connecter à la couche physique. Les activités et les travaux pratiques Packet Tracer vous donneront la confiance dont vous avez besoin pour câbler votre propre réseau! On s’occupe!
Titre du module: Couche Physique
Objectif du module: Expliquer comment les protocoles, services et supports réseau de la couche physique prennent en charge les communications sur les réseaux de données.
| Titre du rubrique | Objectif du rubrique |
|---|---|
| Rôle de la couche physique | Décrire le rôle et les fonctions de la couche physique dans le réseau. |
| Caractéristiques de la couche physique | Décrire les caractéristiques de la couche physique. |
| Câblage en cuivre | Identifier les caractéristiques de base du câblage en cuivre. |
| Câblage UTP | Expliquer comment le câblage UTP est utilisé dans les réseaux Ethernet. |
| Câblage à fibre optique | Décrire les câbles à fibre optique et leurs avantages principaux par rapport aux autres supports. |
| Supports sans fil | Connecter les périphériques en utilisant des supports filaires et sans fil. |
Que vous vous connectiez à une imprimante locale chez vous ou à un site web dans un autre pays, avant que toute communication réseau puisse se produire, une connexion physique à un réseau local doit être établie. Une connexion physique peut être une connexion filaire par câble ou une connexion sans fil passant par les ondes radio.
Le type de connexion physique utilisé dépend de la configuration du réseau. Par exemple, dans de nombreuses entreprises, les employés ont des ordinateurs portables ou de bureau qui sont connectés physiquement à un commutateur partagé par l’intermédiaire d’un câble. Ce type de configuration est appelé réseau filaire. Les données sont transmises par l’intermédiaire d’un câble physique.
Outre les connexions filaires, certaines entreprises proposent également des connexions sans fil pour les ordinateurs portables, les tablettes et les smartphones. Avec les périphériques sans fil, les données sont transmises par des ondes radio. Les connexions sans fil se développent à mesure que les particuliers et les entreprises découvrent les avantages de ce type de service. Les périphériques sur un réseau sans fil doivent être connectés à un point d’accès sans fil, comme celle illustrée dans la figure.
Routeur sans fil

Voici les composants d’un point d’accès:
À l’instar d’un bureau d’entreprise, la plupart des foyers offrent une connectivité câblée et sans fil au réseau. Les figures montrent un routeur domestique et un ordinateur portable se connectant au réseau local (LAN).
Connexion filaire au routeur sans fil

NICs
Les cartes d’interface réseau (NIC) permettent de connecter un périphérique au réseau. Les cartes réseau Ethernet sont utilisées dans les connexions filaires, comme illustré dans la figure , tandis que les cartes réseau WLAN (réseau local sans fil) sont utilisées dans les connexions sans fil. Un périphérique utilisateur peut comporter l’un de ces deux types de carte réseau ou les deux. Une imprimante réseau, par exemple, peut ne comporter qu’une carte réseau Ethernet et doit, dans ce cas, être connectée au réseau à l’aide d’un câble Ethernet. D’autres périphériques, tels que les tablettes et les smartphones, peuvent n’être équipés que d’une carte réseau WLAN et doivent donc utiliser une connexion sans fil.
Connexion filaire à l’aide d’une carte réseau Ethernet

Le niveau de performance n’est pas le même selon la connexion physique utilisée.
La couche physique OSI fournit le moyen de transporter à travers le support réseau les bits constituant une trame de la couche liaison de données. Cette couche accepte une trame complète de la couche liaison de données et la code sous la forme d’une série de signaux transmis au support local. Les bits codés composant une trame sont reçus par un périphérique final ou intermédiaire.
Cliquez sur le bouton Lecture pour visualiser le processus d’encapsulation. La dernière partie de ce processus montre les bits envoyés sur le support physique. La couche physique code les trames et crée les signaux électriques, optiques ou ondulatoires (radio) qui représentent les bits dans chaque trame. Ces signaux sont alors envoyés individuellement à travers le support.
La couche physique du nœud de destination récupère ces signaux individuels sur les supports, les convertit en représentations binaires et transmet les bits à la couche liaison de données sous forme de trame complète.

Dans la rubrique précédente, vous avez obtenu un aperçu de haut niveau de la couche physique et de sa place dans un réseau. Cette rubrique plonge un peu plus profondément dans les spécificités de la couche physique. Cela inclut les composants et les supports utilisés pour construire un réseau, ainsi que les normes requises pour que tout fonctionne ensemble.
Les protocoles et les opérations des couches OSI supérieures sont exécutés dans des logiciels conçus par des développeurs et des ingénieurs informaticiens. Les services et protocoles de la suite TCP/IP sont définis par l’Internet Engineering Task Force (IETF).
La couche physique est constituée de circuits électroniques, de supports et de connecteurs développés par des ingénieurs. Il est par conséquent approprié que les normes régissant ces matériels soient définies par les organisations d’ingénierie électrique et de communications correspondantes.
De nombreux organismes internationaux et nationaux, organisations gouvernementales de réglementation et entreprises privées sont impliqués dans l’établissement et la mise à jour des normes de couche physique. Par exemple, les normes relatives au matériel, aux supports, au codage et à la signalisation de la couche physique sont définies et régies par les organismes suivants:
Il existe également certains groupes régionaux de normalisation du câblage tels que la CSA (Canadian Standards Association), le CENELEC (European Committee for Electrotechnical Standardization) et le JSA/JIS (Japanese Standards Association) qui établissent des spécifications locales.

Les normes de couche physique couvrent trois domaines fonctionnels:
Composants physiques
Les composants physiques sont les périphériques électroniques, les supports et autres connecteurs qui transmettent les signaux qui représentent les bits. Les composants matériels, tels que les cartes réseau, les interfaces et les connecteurs, les matériaux et les conceptions de câble, sont tous spécifiés dans des normes associées à la couche physique. Les différents ports et interfaces d’un routeur Cisco 1941 sont également des exemples de composants physiques équipés de connecteurs et de brochages spécifiques définis dans des normes.
Le codage, ou codage de ligne, est une méthode permettant de convertir un flux de bits de données en un « code » prédéfini. Les codes sont des groupements de bits utilisés pour fournir un modèle prévisible pouvant être reconnu à la fois par l’expéditeur et le récepteur. En d’autres termes, le codage est la méthode ou le modèle utilisé(e) pour représenter les informations numériques. Il est similaire au code Morse qui code un message en utilisant une série de points et de tirets.
Par exemple, le codage Manchester représente un bit 0 par une baisse de tension et un bit 1 par une hausse de tension. Un exemple de codage Manchester est illustré dans la figure. La transition a lieu au milieu de chaque période binaire. Ce type de codage est utilisé en 10 bit/s Ethernet. Les débits plus rapides requièrent un codage plus complexe. Le codage Manchester est utilisé dans les normes Ethernet les plus anciennes comme 10BASE-T. Ethernet 100BASE-TX utilise un codage 4B/5B et 1000BASE-T utilise un codage 8B/10B.

La transition a lieu au milieu de chaque période binaire.
La couche physique doit générer les signaux électriques, optiques ou sans fil qui représentent le 1 et le 0 sur le support. La méthode de représentation des bits est appelée méthode de signalisation. Les normes de couche physique doivent définir le type de signal représentant un 1 et celui représentant un 0. Il peut s’agir simplement d’un changement de niveau du signal électrique ou de l’impulsion optique. Par exemple, une impulsion longue peut représenter un 1, alors qu’une impulsion courte représente un 0.
Cela s’apparente à la méthode de signalisation utilisée dans le code Morse, qui utilise une série de tonalités, voyants ou clics pour envoyer du texte sur une ligne téléphonique ou entre des bateaux en mer.
Les figures affichent la signalisation
Cliquez sur chaque bouton pour obtenir des illustrations de la signalisation pour les câbles en cuivre, les câbles à fibre optique et les supports sans fil.
Signal électrique par câble de cuivre

Différents supports physiques prennent en charge le transfert de bits à différents débits. Le transfert des données est généralement défini par la bande passante. La bande passante est la capacité d’un support à transporter des données. La bande passante numérique mesure la quantité d’informations pouvant circuler d’un emplacement à un autre pendant une période donnée. La bande passante est habituellement exprimée en kilobits par seconde (kbit/s), en mégabits par seconde (Mbit/s) ou en gigabits par seconde (Gbit/s). La bande passante est parfois considérée comme la vitesse à laquelle voyagent les bits, mais cette vision n’est pas exacte. Par exemple, en 10Mbit/s et en 100Mbit/s Ethernet, les bits sont envoyés à la vitesse de l’électricité. La différence correspond au nombre de bits transmis par seconde.
Une combinaison de facteurs détermine la bande passante réelle d’un réseau:
Les propriétés des supports physiques, les technologies actuelles et les lois de la physique jouent toutes un rôle dans la détermination de la bande passante disponible.
Le tableau décrit les unités de mesure de la bande passante couramment utilisées.
| Unité de bande passante | Abréviation | Équivalence |
|---|---|---|
| Bits par seconde | bits/s | 1 bit/s = unité fondamentale de bande passante |
| Kilobits par seconde | Kbit/s | 1 kbit/s = 1000 bit/s = 103 bit/s |
| Mégabits par seconde | Mbit/s | 1 Mbit/s = 1000 000 bit/s = 106 bit/s |
| Gigabits par seconde | Gbits/s | 1 Gbits/s = 1 000 000 000 bit/s = 109 bpsbit/s |
| Térabits par seconde | Tbit/s | 1 Tbit/s = 1 000 000 000 000 bits/s = 1012 bits/s |
Les termes utilisés pour mesurer la qualité de la bande passante comprennent:
Latence
La latence désigne le temps nécessaire (délais inclus) aux données pour voyager d’un point A à un point B.
Dans un interréseau ou un réseau à segments multiples, le débit ne peut pas être plus rapide que la liaison la plus lente du chemin menant de la source à la destination. Même si la totalité ou la plupart des segments ont une bande passante élevée, il suffit d’un segment dans le chemin de transmission avec un débit faible pour créer un goulot d’étranglement et ralentir le débit de l’ensemble du réseau.
Débit
Le débit est la mesure du transfert de bits sur le support pendant une période donnée.
En raison d’un certain nombre de facteurs, le débit ne correspond généralement pas à la bande passante spécifiée dans les mises en œuvre de couche physique. Le débit est généralement inférieur à la bande passante. trois facteurs qui ont une influence sur le débit
Il existe de nombreux tests de débit en ligne qui peuvent indiquer le débit d’une connexion Internet. La figure présente des exemples de résultats d’un test de débit.
Débit applicatif
Il existe une troisième mesure qui évalue le transfert de données utilisables, appelée débit applicatif. Le débit applicatif mesure les données utilisables transférées sur une période donnée. Le débit applicatif correspond donc au débit moins la surcharge de trafic pour l’établissement de sessions, les accusés de réception, l’encapsulation et les bits retransmis. Goodput est toujours inférieur au débit, qui est généralement inférieur à la bande passante.

Le câblage en cuivre est le type de câblage le plus courant utilisé dans les réseaux aujourd’hui. En fait, le câblage en cuivre n’est pas un seul type de câble. Il existe trois types différents de câblage en cuivre qui sont chacun utilisés dans des situations spécifiques.
Les supports en cuivre sont utilisés sur certains réseaux, car ils sont bon marché, faciles à installer et qu’ils présentent une faible résistance au courant électrique. Cependant, les supports en cuivre sont limités par la distance et les interférences du signal.
Les données sont transmises sur les câbles en cuivre sous forme d’impulsions électriques. Un détecteur dans l’interface réseau d’un périphérique de destination doit recevoir un signal pouvant être décodé correctement pour correspondre au signal envoyé. Mais, plus le signal voyage longtemps, plus il se détériore. C’est ce qu’on appelle l’atténuation du signal. Pour cette raison, tous les supports en cuivre sont soumis à des restrictions de distance strictes spécifiées par les normes de guidage.
La durée et la tension des impulsions électriques sont également susceptibles de subir des interférences de deux sources:
La figure montre comment la transmission des données peut être affectée par des interférences.

Pour contrer les effets négatifs des perturbations électromagnétiques et radioélectriques, certains types de câbles en cuivre sont entourés d’un blindage métallique et nécessitent des connexions de mise à la terre appropriées.
Pour contrer les effets négatifs de la diaphonie, certains types de câbles en cuivre utilisent des paires de fils opposés torsadés qui annulent la perturbation.
La sensibilité des câbles en cuivre au bruit électronique peut également être limitée grâce à ces recommandations :
Trois types principaux de supports en cuivre sont utilisés dans les réseaux.

Le câblage à paires torsadées non blindées (UTP) est le support réseau le plus répandu. Ces câbles UTP terminés par des connecteurs RJ-45 sont utilisés pour relier des hôtes réseau à des périphériques réseau intermédiaires, tels que des commutateurs et des routeurs.
Dans les réseaux locaux, chaque câble UTP se compose de quatre paires de fils à code couleur qui ont été torsadés, puis placés dans une gaine en plastique souple qui les protège des dégâts matériels mineurs. Le fait de torsader les fils permet de limiter les interférences causées par les signaux d’autres fils.
Comme l’illustre la figure, les codes couleur identifient les paires et les fils individuels afin de faciliter le raccordement des câbles.

Les chiffres de la figure identifient certaines caractéristiques clés du câble à paires torsadées non blindées:
Les câbles à paires torsadées blindées (STP) offrent une meilleure protection contre les parasites que le câblage UTP. Ils sont toutefois bien plus onéreux et plus difficiles à installer que les câbles UTP. Comme les câbles UTP, les câbles STP utilisent un connecteur RJ-45.
Les câbles à paires torsadées blindées allient les techniques de blindage pour contrer les interférences électromagnétiques et radioélectriques, et les torsades pour éviter la diaphonie. Pour tirer entièrement parti des avantages du blindage, les câbles STP sont terminés par des connecteurs de données STP blindés spécifiques. Si le câble n’est pas correctement mis à la terre, le blindage peut agir comme une antenne et capter des signaux parasites.
Le câble STP représenté utilise quatre paires de fils, chacune enveloppée dans une feuille de blindage. Le tout est ensuite entouré dans une torsade ou une feuille métallique.

Les chiffres de la figure identifient certaines caractéristiques clés du câble à paires torsadées blindé:
Le câble coaxial (parfois abrégé en coax) tire son nom du fait qu’il contient deux conducteurs qui partagent le même axe. Comme l’illustre la figure, le câble coaxial est composé des éléments suivants:
Différents types de connecteurs sont utilisés avec un câble coaxial. Les connecteurs Bayonet Neill—Concelman (BNC), de type N et de type F sont illustrés dans la figure.
Bien que les câbles UTP aient pratiquement remplacé les câbles coaxiaux dans les installations Ethernet modernes, la conception du câble coaxial est utilisée aux fins suivantes:

Les chiffres de la figure identifient certaines caractéristiques clés du câble coaxial:
Dans la rubrique précédente, vous avez appris un peu sur le câblage en cuivre à paires torsadées non blindées (UTP). Étant donné que le câblage UTP est la norme pour une utilisation dans les réseaux locaux, cette rubrique explique en détail ses avantages et ses limites, ainsi que ce qui peut être fait pour éviter les problèmes.
Lorsqu’il est utilisé comme support réseau, le câblage à paires torsadées non blindées (UTP) se compose de quatre paires de fils à code couleur en cuivre qui ont été torsadées, puis entourées d’une gaine en plastique souple. Son format compact peut être avantageux lors de l’installation.
Le câble UTP n’utilise pas de blindage pour contrer les effets des perturbations électromagnétiques et radioélectriques. En revanche, les concepteurs de câbles se sont rendu compte qu’il était possible de limiter les effets négatifs de la diaphonie:
Le câble UTP utilise uniquement l’effet d’annulation produit par les paires de fils torsadées pour limiter la dégradation du signal et pour protéger mutuellement les paires de fils des supports réseau.

Le câblage UTP respecte les normes établies conjointement par la Telecommunications Industry Association (TIA) et l’Electronic Industries Association (EIA). La norme TIA/EIA-568 en particulier, la plus souvent utilisée dans les environnements de câblage LAN, définit le câblage commercial pour les installations de réseau local. Certains des éléments définis sont les suivants :
-Types de câbles -Les longueurs de câbles -Connecteurs
Les caractéristiques électriques du câblage en cuivre sont définies par l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers). L’IEEE classe le câblage UTP suivant ses performances. Les câbles sont placés dans des catégories en fonction de leur capacité à prendre en charge des débits supérieurs de bande passante. Par exemple, un câble de catégorie 5 est généralement utilisé dans les installations Fast Ethernet 100BASE-TX. Les autres catégories comprennent le câble de catégorie 5 amélioré, la catégorie 6 et la catégorie 6a.
Les câbles des catégories supérieures sont conçus pour prendre en charge des débits de données plus élevés. À mesure que de nouvelles technologies Ethernet avec des débits exprimés en gigabits sont mises au point et adoptées, Cat5e constitue désormais le type de câble minimum acceptable, Cat6 étant recommandé pour les installations de nouveaux bâtiments.
La figure montre trois catégories de câbles UTP:
Certains fabricants produisent des câbles dont les caractéristiques dépassent celles de la catégorie 6a définies par la Telecommunications Industry Association (TIA) et l’Electronic Industries Association (EIA). Ils parlent alors de catégorie 7.

Le câble UTP se termine habituellement par un connecteur RJ-45. La norme TIA/EIA-568 décrit la correspondance des codes couleur des fils avec les broches (brochage) pour les câbles Ethernet.
Comme l’illustre la figure, le connecteur RJ-45 est le composant mâle, serti à l’extrémité du câble.
Connecteurs UTP RJ-45

La prise (ou le port) est le composant femelle d’un périphérique réseau, d’une prise murale ou fixée sur une cloison, ou d’un tableau de connexions. Mal raccordé, un câble constitue une source potentielle de dégradation des performances de la couche physique.
Prises UTP RJ-45

Cette figure montre un exemple de câble UTP mal terminé. Ce mauvais connecteur a des fils qui sont exposés, non torsadés, et pas entièrement recouverts par la gaine.
Câble UTP mal raccordé

La figure suivante montre un câble UTP correctement terminé. C’est un bon connecteur avec des fils qui ne sont pas torsadés, mais seulement dans la mesure nécessaire pour fixer le connecteur.
Câble UTP correctement raccordé

Note: Le raccordement incorrect des câbles au connecteur peut avoir un impact sur les performances de transmission.
D’autres scénarios peuvent exiger des câbles UTP répondant à différentes conventions de câblage. Ceci signifie que les fils individuels du câble doivent être connectés dans des ordres différents à diverses séries de broches des connecteurs RJ-45.
Les principaux types de câbles obtenus en utilisant des conventions de câblage spécifiques sont les suivants :
Note : Un autre type de câble est un câble rollover, qui est propriétaire de Cisco. Il est utilisé pour connecter un ordinateur à un routeur ou à un port de console de commutation.
L’utilisation incorrecte d’un câble croisé ou droit entre des périphériques ne peut pas les endommager, mais la connectivité et la communication entre les périphériques deviennent alors impossibles. Il s’agit d’une erreur courante en pratique et la vérification des connexions de périphériques doit constituer la première action de dépannage en cas de problème de connectivité.
La figure identifie les paires de fils individuelles selon les normes T568A et T568B.
T568A and T568B Standards

Le tableau montre le type de câble UTP, les normes associées et l’application la plus courante de ces câbles.
Types de câbles et normes
| Type de câble | Standard | Application |
|---|---|---|
| Ethernet droit | T568A aux deux extrémités ou T568B aux deux extrémités | Connecte un hôte réseau à un périphérique réseau tel qu’un commutateur ou un concentrateur. |
| Ethernet croisé | Une extrémité T568A, l’autre T568B | Connecte deux hôtes réseau, Connecte deux périphériques intermédiaires réseau (commutateur au commutateur ou routeur au routeur) |
| Inversé (Rollover) | Exclusif à Cisco | Connecte un port série de station de travail à un port console de routeur, à l’aide d’un adaptateur. |
Pour cet exercice, commandez correctement les couleurs des fils sur une broche de câble TIA/EIA. Sélectionnez une couleur de boîtier de fil en cliquant dessus. Cliquez ensuite sur un fil pour y appliquer ce boîtier.
Activité interactive : cet exercice est disponible dans le cours officiel sur netacad.com (connexion requise). Les brochages T568A et T568B complets sont illustrés dans la figure de la section 4.4.3.
Comme vous l’avez appris, le câblage à fibre optique est l’autre type de câblage utilisé dans les réseaux. Parce qu’il est coûteux, il n’est pas aussi couramment utilisé dans les différents types de câblage en cuivre. Mais le câblage à fibre optique a certaines propriétés qui en font la meilleure option dans certaines situations, que vous découvrirez dans cette rubrique.
Les câbles à fibre optique transmettent les données sur de plus longues distances et avec une bande passante plus large que n’importe quel autre support réseau. Contrairement aux fils en cuivre, les câbles à fibre optique peuvent transmettre des signaux avec moins d’atténuation et sont entièrement protégés des perturbations électromagnétiques et radioélectriques. La fibre optique est couramment utilisée pour relier des périphériques réseau.
La fibre optique est un fil en verre très pur et transparent, à la fois flexible et très fin. Son diamètre n’est pas beaucoup plus grand que celui d’un cheveu humain. Les bits sont codés sur la fibre sous forme d’impulsions lumineuses. Le câble à fibre optique se comporte comme un guide d’ondes ou un « tuyau lumineux » pour transmettre la lumière entre les deux extrémités avec un minimum de perte de signal.
Pour mieux vous le représenter, imaginez un rouleau d’essuie-tout vide de plusieurs milliers de mètres de long, dont l’intérieur est recouvert d’un miroir. Un petit pointeur laser serait utilisé pour envoyer des signaux en code morse à la vitesse de la lumière. Un câble à fibre optique utilise le même principe, mais son diamètre est inférieur et utilise des technologies sophistiquées de signaux lumineux.

Les câbles à fibre optique sont classés en deux types :
Fibre optique monomode
La fibre monomode (SMF): se compose d'un très petit noyau et utilise une technologie laser coûteuse pour envoyer un seul rayon de lumière, comme le montre la figure. Elle est répandue dans les réseaux longue distance (plusieurs centaines de kilomètres), tels que ceux nécessaires pour les applications de téléphonie et de télévision par câble longue distance.

Une différence notable entre la fibre multimode et la fibre monomode est le niveau de dispersion. La dispersion correspond à la propagation d’une impulsion lumineuse au fil du temps. Une dispersion accrue signifie une perte accrue de puissance du signal. La MMF a une plus grande dispersion que SMF. C’est pourquoi MMF ne peut voyager que jusqu’à 500 mètres avant la perte de signal.
Actuellement, les câbles à fibre optique sont utilisés dans quatre domaines d’application:
Dans ce cours, nous nous intéressons principalement à l’utilisation de la fibre au sein de l’entreprise.
Un connecteur à fibre optique termine l’extrémité d’un câble à fibre optique. Divers connecteurs de ce type sont disponibles. Les principales différences entre les types de connecteurs sont les dimensions et les méthodes de couplage. Les entreprises décident en fonction de leur équipement des types de connecteurs qu’elles utiliseront.
Note: Certains commutateurs et routeurs ont des ports qui prennent en charge les connecteurs à fibre optique via un petit émetteur-récepteur SFP (small form-factor pluggable). Recherchez différents types de SFP sur Internet.
Connecteurs ST (Straight-Tip)
Le connecteur ST est l'un des premiers types de connecteur utilisés. Ce connecteur offre un verrouillage sécurisé grâce à un mécanisme de type "Twist-on/twist-off" bayonet-style.

Jusqu’à récemment, la lumière ne pouvait circuler que dans une direction sur la fibre optique. Par conséquent, deux fibres sont nécessaires pour prendre en charge le mode duplex intégral. Par conséquent, les câbles de brassage en fibre optique regroupent deux câbles en fibre optique raccordés par une paire de connecteurs monovoies standard. Certains connecteurs à fibre optique acceptent à la fois les fibres de transmission et de réception. Ce sont des connecteurs duplex, comme les connecteurs LC duplex multimodes de l’illustration ci-contre. Les normes BX telles que 100BASE-BX utilisent différentes longueurs d’onde pour l’envoi et la réception sur une seule fibre.
Les câbles de brassage en fibre optique sont nécessaires pour interconnecter des périphériques d’infrastructure. L’utilisation de couleurs permet de différencier les câbles de brassage monomode et multimode. Une gaine jaune est utilisée pour les câbles à fibre optique monomodes et une gaine orange (ou aqua) pour les câbles multimodes.
Câble de brassage multimode SC-SC

Note: Les câbles à fibre optique doivent être protégés par un petit embout en plastique lorsqu’ils ne sont pas utilisés.
Les câbles à fibre optique présentent de nombreux avantages par rapport aux câbles en cuivre. Le tableau souligne certaines de ces différences.
Actuellement, dans la plupart des environnements d’entreprise, la fibre optique est utilisée principalement comme câblage du réseau fédérateur pour les connexions point à point de trafic élevé entre des points de distribution de données. Il est également utilisé pour l’interconnexion de bâtiments dans des campus multi-bâtiments. La fibre optique ne conduisant pas l’électricité et subissant une perte de signal inférieure, elle est bien adaptée à ces usages.
UTP and Fiber-Optic Cabling Comparison
| Problèmes de mise en œuvre | Câblage à paires torsadées non blindées (UTP) | Câblage à fibre optique |
|---|---|---|
| Bande passante | 10 Mbit/s – 10 Gbit/s | 10 Mbit/s – 100 Gbit/s |
| Distance | Relativement courte (1 à 100 mètres) | Relativement longue (1 à 100 000 mètres) |
| Résistance aux perturbations électromagnétiques et radioélectriques | Faible | Haute (résistance totale) |
| Résistance aux risques électriques | Faible | Haute (résistance totale) |
| Coûts des supports et des connecteurs | Moins élevé | Plus élevé |
| Compétences requises pour l’installation | Moins élevé | Plus élevé |
| Précautions à prendre concernant la sécurité | Moins élevé | Plus élevé |
Vous pouvez suivre ce cours à l’aide d’une tablette ou d’un téléphone intelligent. Ceci n’est possible qu’en raison des supports sans fil, qui est la troisième façon de se connecter à la couche physique d’un réseau.
Les supports sans fil transportent à l’aide de fréquences radio et micro-ondes des signaux électromagnétiques qui représentent les chiffres binaires des communications de données.
Les supports sans fil offrent les meilleures options de mobilité, et le nombre d’appareils sans fil continue d’augmenter. La connexion sans fil est désormais la principale façon dont les utilisateurs se connectent aux réseaux domestiques et d’entreprise.
Voici quelques-unes des limites du sans-fil:
Bien que la technologie sans fil soit de plus en plus utilisée pour la connectivité entre les ordinateurs de bureau, le cuivre et la fibre sont les supports de couche physique les plus populaires pour le déploiement de dispositifs de réseau intermédiaires, tels que les routeurs et les commutateurs.
L’IEEE et les normes de l’industrie des télécommunications pour les communications de données sans fil couvrent à la fois les couches liaison de données et physique. Dans chacune de ces normes, des spécifications de couche physique sont appliquées à des domaines comprenant:
Voici les normes sans fil:
Note : D’autres technologies sans fil telles que les communications par satellite ou cellulaires peuvent également fournir une connectivité au réseau de données. Cependant, ces technologies sans fil ne sont pas traitées dans ce rubrique.
Une mise en œuvre courante de réseau de données sans fil est de permettre à des périphériques de se connecter sans fil via un réseau local. Un réseau local sans fil exige généralement les périphériques réseau suivants:
Au fur et à mesure de la mise au point de cette technologie, un certain nombre de normes Ethernet WLAN ont émergé. L’acquisition de périphériques sans fil doit s’effectuer avec soin pour garantir la compatibilité et l’interopérabilité.
Les avantages des technologies de communication de données sans fil sont évidents, en particulier les économies sur le câblage coûteux des locaux et le côté pratique lié à la mobilité des hôtes. Les administrateurs réseau doivent mettre au point et appliquer des processus et des politiques de sécurité stricts pour protéger les réseaux locaux sans fil des accès non autorisés et des dégradations.
Cisco Meraki MX64W

Lorsque vous travaillez avec Packet Tracer ou bien dans un environnement de test ou de travail, vous devez savoir comment choisir les câbles adéquats et connecter correctement les périphériques. Dans cet exercice, vous pourrez découvrir des configurations de périphériques dans Packet Tracer, sélectionner le câble approprié en fonction de la configuration et connecter les périphériques. Enfin, vous explorerez la vue physique du réseau dans Packet Tracer.
Au cours de ces travaux pratiques, vous aborderez les points suivants :
Dans cette activité PTPM (Packet Tracer Physical Mode), vous traiterez le chemin physique des paquets IP d’un domicile à Monterey, en Californie, jusqu’à un serveur Web de l’Université d’Hawaï sur l’île d’Oahu, à Hawaï. Vous le ferez dans Packet Tracer et sur votre ordinateur.
Dans la simulation Packet Tracer, un étudiant vit à Monterey, Californie (États-Unis) et utilise régulièrement un navigateur Web pour accéder au site Web de l’Université d’Hawaï à l’adresse www.hawaii.edu. En voyant les informations téléchargées depuis le serveur web vers son ordinateur personnel, elle devient curieuse de savoir comment les paquets IP ont voyagé entre Monterey et Hawaï. Quel est le chemin réellement emprunté par ces paquets et comment ont-ils parcouru l’océan Pacifique?
Vous êtes également intéressé par ces questions et étudierez le chemin entre votre emplacement unique et le serveur à Hawaii.
Cette activité suit les paquets entre deux appareils dans deux emplacements spécifiques en utilisant leurs connexions Internet spécifiques. Deux autres appareils situés à ces deux mêmes endroits, mais utilisant des connexions Internet différentes (fournisseurs de services Internet différents), verraient très probablement les paquets IP emprunter un chemin très différent.
Dans cet exercice, vous allez découvrir les différentes options disponibles sur les périphériques interréseau. Vous devrez également trouver les options qui peuvent fournir la connectivité nécessaire lors de la connexion de plusieurs périphériques. Enfin, vous ajouterez les modules appropriés et connecterez les périphériques.
Objectif de la couche physique
Avant que les communications réseau puissent se produire, une connexion physique à un réseau local doit être établie. Une connexion physique peut être une connexion filaire par câble ou une connexion sans fil passant par les ondes radio. Les cartes d’interface réseau ou cartes réseau (NIC en anglais) permettent de connecter un périphérique au réseau. Les cartes d’interface réseau Ethernet sont utilisées pour une connexion filaire, tandis que les cartes d’interface réseau local sans fil (WLAN) sont utilisées pour le sans fil. La couche physique OSI fournit le moyen de transporter sur le support réseau les bits constituant une trame de couche liaison de données. Cette couche accepte une trame complète de la couche liaison de données et la code sous la forme d’une série de signaux transmis sur le support local. Les bits codés composant une trame sont reçus par un périphérique final ou intermédiaire.
Caractéristiques de la couche physique
La couche physique est constituée de circuits électroniques, de supports et de connecteurs développés par des ingénieurs. Les normes de couche physique couvrent trois domaines fonctionnels: les composants physiques, le codage et la signalisation. La bande passante est la capacité d’un support à transporter des données. La bande passante numérique mesure la quantité d’informations pouvant circuler d’un emplacement à un autre pendant une période donnée. Le débit est la mesure du transfert de bits à travers le support sur une période de temps donnée et est généralement inférieur à la bande passante. La latence désigne le temps nécessaire (délais inclus) aux données pour voyager d’un point A à un point B. Le débit applicatif mesure les données utilisables transférées sur une période donnée. La couche physique produit la représentation et les groupements de bits pour chaque type de support comme suit:
Câblage cuivre
Les supports en cuivre sont utilisés sur certains réseaux, car ils sont bon marché, faciles à installer et qu’ils présentent une faible résistance au courant électrique. Cependant, les supports en cuivre sont limités par la distance et les interférences du signal. La durée et la tension des impulsions électriques sont également susceptibles d’être perturbées par deux sources : les EMI et la diaphonie. Trois types de câblage en cuivre sont: UTP, STP et câble coaxial. UTP a une enveloppe extérieure pour protéger les fils de cuivre contre les dommages physiques, des paires torsadées pour protéger le signal contre les interférences, et une isolation en plastique à code couleur qui isole électriquement les fils les uns des autres et identifie chaque paire. Le câble STP utilise quatre paires de fils, chacun enveloppé dans un blindage en feuille, qui sont ensuite enveloppés dans une tresse ou feuille métallique globale. Le câble coaxial (parfois abrégé en coax) tire son nom du fait qu’il contient deux conducteurs qui partagent le même axe. Coax est utilisé pour attacher des antennes aux appareils sans fil. Les fournisseurs d’accès Internet par câble utilisent du coaxial à l’intérieur des locaux de leurs clients.
Câblage UTP
Le câblage UTP se compose de quatre paires de fils de cuivre à code couleur qui ont été torsadés, puis placés dans une gaine plastique souple. Le câble UTP n’utilise pas de blindage pour contrer les effets des perturbations électromagnétiques et radioélectriques. Au lieu de cela, les concepteurs de câbles ont découvert d’autres façons de limiter l’effet négatif de la diaphonie: annulation et modification du nombre de torsades par paire de fils. Le câblage UTP respecte les normes établies conjointement par la Telecommunications Industry Association (TIA) et l’Electronic Industries Association (EIA). Les caractéristiques électriques du câblage en cuivre sont définies par l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers). Le câble UTP se termine habituellement par un connecteur RJ-45. Les types principaux de câbles obtenus en utilisant des conventions de câblage spécifiques sont Ethernet droit et Ethernet croisé. Cisco dispose d’un câble UTP propriétaire appelé «rollover» qui connecte une station de travail à un port de console de routeur.
Câblage fibre optique
Les câbles à fibre optique transmettent les données sur de plus longues distances et avec une bande passante plus large que n’importe quel autre support réseau. Contrairement aux fils de cuivre, les câbles à fibre optique peuvent transmettre des signaux avec moins d’atténuation et sont entièrement protégés des perturbations électromagnétiques et radioélectriques. La fibre optique est un fil en verre très pur et transparent, à la fois flexible et très fin. Son diamètre n’est pas beaucoup plus grand que celui d’un cheveu humain. Les bits sont codés sur la fibre sous forme d’impulsions lumineuses. Le câblage à fibre optique est maintenant utilisé dans quatre types d’industries: les réseaux d’entreprise, les réseaux FTTH, les réseaux long-distances et les réseaux de câbles sous-marins. Il existe quatre types de connecteurs à fibre optique: ST, SC, LC et LC multimode duplex. Les cordons de brassage à fibre optique comprennent SC-SC multimode, LC-LC monomode, ST-LC multimode et SC-ST mono-mode. Actuellement, dans la plupart des environnements d’entreprise, la fibre optique est utilisée principalement comme câblage du réseau fédérateur pour les connexions point à point de trafic élevé entre des points de distribution de données et pour l’interconnexion de bâtiments dans les campus qui en comportent plusieurs.
Support sans fil
Les supports sans fil transportent à l’aide de fréquences radio et micro-ondes des signaux électromagnétiques qui représentent les chiffres binaires des communications de données. Le réseau sans fil comporte certaines limites, notamment: la zone de couverture, les interférences, la sécurité et les problèmes qui surviennent avec n’importe quel support partagé. Les normes sans fil sont les suivantes: Wi-Fi (IEEE 802.11), Bluetooth (IEEE 802.15), WiMAX (IEEE 802.16) et Zigbee (IEEE 802.15.4). Le réseau local sans fil (WLAN) nécessite un point d’accès sans fil et des cartes réseau sans fil.